Appui aux orphelins, Vyanda

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La Fondation Microprojects et ses partenaires travaillent ensemble avec une organisation locale au Burundi IBAZA. Ce soutien était dans le cadre d’un projet visant à donner un avenir aux orphelins. En collaboration avec les autorités communales, les écoles, les familles tutrices, IBAZA a coordonné ce projet. Les problèmes quotidiens des orphelins trouvent les origines dans non-respect des droits des enfants tels que : le droit à la santé, à la protection, à l’éducation, à une bonne alimentation, aux loisirs, etc. Cette violation des droits est la cause principale de voir ces jeunes tomber dans une vie de désespoir, dans la criminalité et la misère. Des solutions ont été trouvées aux nombreux problèmes rencontrés par ces orphelins. En consultation avec le groupe cible

1) IBAZA a choisi de lutter contre les facteurs qui conduisent à la violation des droits de ces enfants. Ces facteurs sont divers et comprennent l’ignorance des acteurs ayant les enfants en leur charge, l’injustice sociale et la pauvreté.

2) IBAZA favorise l’accès aux écoles et aux services judiciaires pour lutter contre les effets directs de la violation des droits des enfants.

3) IBAZA met en avant la collaboration avec d’autres acteurs influents de la société pour obtenir des résultats plus visibles et durables. La communication, l’échange d’idées, la répartition des tâches, la coordination avec les autorités locales ainsi qu’avec les autres acteurs sociaux forment l’essentiel des sujets de la collaboration.

La pauvreté, les guerres, les génocides, les meurtres, le sida et le manque d’accès aux soins de santé ont conduit à des situations désespérées avec un grand nombre d’orphelins, de sans-abri, de sans terre, etc. L’incidence des violences sexuelles a également augmenté. Le nombre du VIHSIDA et orphelins du SIDA ne diminue pas. On estime que le Burundi compte plus d’un demi-million d’orphelins.

Après la mort de leurs parents, de nombreux enfants sont dans la rue, dans des orphelinats ou dans des foyers d’accueil. La culture burundaise favorise l’intégration des orphelins dans leurs familles proches. Même si les familles de tutelle sont souvent pauvres et affamées, les orphelins qui y vivent ont le sentiment d’avoir une identité, un toit, une protection et un amour. IBAZA ne croient pas aux orphelinats. Un orphelinat ne constitue pas un milieu naturel. Il est évident que l’environnement naturel est important pour le développement psychologique, physique, intellectuel et moral de chaque enfant. C’est pourquoi ce projet se concentre sur les orphelins et autres enfants vulnérables qui restent à la maison ou avec leur famille biologique ou dans la communauté. IBAZA considère qu’il est important d’encourager, de stimuler et de renforcer ce système d’intégration dans l’environnement naturel, communautaire et familial de l’enfant. Depuis plus de 10 ans, IBAZA encourage, promeut et renforce ces structures d’accueil traditionnelles pour les enfants vulnérables.

Grâce au projet, les orphelins ont vu leur situation s’améliorer. Des cas de violation de leurs droits ne cessent de diminuer. Les conséquences néfastes dues aux violations des droits des enfants ont été considérablement atténuées. Dans l’avenir on s’attend à encore plus d’amélioration. Cet espoir se repose au fait que le groupe cible a appris suffisamment leurs droits et devoirs ainsi la stratégie de mettre en œuvre les connaissances apprises. Le groupe cible a appris entre autres l’existence, l’importance et le respect des droits de l’enfant. Durant cette année, on a analysé les facteurs environnementaux influençant le respect des droits des enfants : politique, économie, paix, tradition et religion. La pauvreté, la famine, le manque d’information et l’injustice sociale sont quelques-uns des obstacles qui entravent le plein respect des droits de ces enfants.

Par exemple, on a produit les pommes de terre avec le groupe cible. Cela a été l’occasion de démontrer l’effet des engrais chimiques, des engrais organiques et de l’importance des techniques agricoles modernes. Les récoltes ont été très satisfaisantes. La qualité de la nourriture des orphelins s’est améliorée, tandis que le produit des ventes (1/3 de la récolte) a généré des revenus. Chaque famille aurait gagné environ 180 milles. Ils ont eu des dizaines de kg de pommes de terre pour nourrir les enfants. Chacun a eu aussi 25 kg pour les graines pour la saison suivante. Plus de 1000 cahiers, uniformes et boîtes de mathématiques ont été distribués. Une partie des frais de scolarité et autres besoins ont été payés par les revenus de la vente de la production.

Les jeunes orphelins qui ont déjà quitté l’école ont des besoins et des problèmes différents. Le chômage, la délinquance, la mendicité, exclusion sur le marché du travail, discrimination sociale, la criminalité, etc. Ces problèmes nécessitent d’autres solutions. IBAZA a organisé des formations pour les métiers pour créer des chances d’avoir du travail. Pour les plus démunis, les compétences en couture et en informatique se sont avérées être les professions plus ou moins efficaces. Avec cette formation, IBAZA contribue alors efficacement à résoudre les problèmes de ces jeunes vulnérables ou ces jeunes orphelins.

Dans cette période de crise due au COVID-19, les OEV appartiennent aux catégories de personnes les moins immunisées et les plus exposées à la contamination. IBAZA a fourni des informations sur cette pandémie et un kit de protection. Les bénéficiaires étaient constitués de 97 familles et plus de 500 enfants vivant dans ces familles, y inclus les 100 enfants. Trente bénéficiaires ont suivi soit la couture soit l’informatique. Le budget total de ce programme est de près de 95 millions de BIF. Cela veut dire aussi que près de 300 euros pour chaque famille. Chaque famille a en moyenne six enfants. Malgré une année 2020 pleine de surprises : Corona, la mort du Président, élection d’un nouveau Président de la République, la fermeture des frontières, etc., ce projet a pu atteindre ses objectifs. L’organisation IBAZA a beaucoup appris de la gestion de projet dans des circonstances extrêmement rares (changement brutal de facteurs environnementaux tels que la politique, la finance, la santé, etc.). IBAZA et ses partenaires peuvent être fiers du fait que les familles d’accueil s’engagent à maintenir de bonnes relations avec leurs enfants. IBAZA a pu mener un dialogue avec les parents, les enfants et d’autres acteurs sociaux et des accords ont été conclus, chacun en ce qui le concerne. Ces parents vont par exemple protéger les droits des enfants.

Avec fierté, on peut mentionner que même le droit à l’information a été accepté. Ce droit pour un enfant n’existe presque pas dans la culture burundaise. Grâce à la contribution de tout en chacun, les enfants devraient être mieux éduqués, écoutés et protégés. Que Dieu vous bénisse !